Les Ateliers Olfactifs

En Cancérologie

Sous l’impulsion de l’ERI, l’Espace Rencontre de l’Institut Gustave Roussy à Villejuif, deux Ateliers Olfactifs ont été créés un pour adultes et plus récemment un pour adolescents.


- Les Ateliers Olfactifs pour Adultes

Certains malades qui fréquentent l’ERI abordent parfois leurs difficultés olfactives :
« Je ne sens plus rien » « Il y a des odeurs que j’aimais et que je ne supporte plus maintenant », « Les parfums me dérangent ».

Ces désagréments altèrent à la longue leur qualité de vie, certains aimeraient retrouver l’envie de sentir, le plaisir de la table, se parfumer à nouveau 
L’objectif de cet atelier en cancérologie est de faire prendre conscience aux malades que l’odorat est un sens qui s’apprivoise, de contribuer à sa socialisation en faisant acquérir un langage olfactif facilitant le partage et d’être à l’écoute de toute souffrance, l’odeur faisant tomber les barrières et les inhibitions.

« L’odeur c’est la vie, quand on a plus d’odeur on perd le plaisir de la vie »

« J’ai fini la chimio. Je peux mettre mon parfum d’avant , mon odorat étant à nouveau en alerte »

… et quelques mot choisis :
Je l’ai sur le bout du nez.
Chacun son nez.
Maintenant je mange avec mon nez.

- Les Ateliers Olfactifs pour Adolescents

Un temps différent hors soin est proposé aux adolescents pour créer son propre parfum ou un parfum à offrir à la personne de son choix.
Nous travaillons beaucoup sur l’image de soi. L’apparence étant très altérées par la chimiothérapie, leur jeu de séduction s’en trouve forcément modifié.
C’est donc au travers du parfum que nous tentons de restaurer cet aspect de la construction d’un jeune adulte.

Quentin, un adolescent, décide de faire un parfum pour sa maman… Il nous dit : « pour ça il faut mettre de la madeleine… ça se mange une maman ! » 

... et le Docteur Hartmann (Chef du Service de Pédiatrie à l’IGR) de conclure :
« J’ai lu en détail le compte rendu de l’atelier olfactif. A l’évidence les ados ont été très heureux de participer, très créateurs, et bien entendu on ne peut que désirer que cette expérience se poursuive. Allez de l’avant n’hésitez pas. Tout ceci est très enthousiasmant. Merci ! »

Nous laisserons le mot de la fin au Professeur Bussel (Hôpital Raymond Poincaré à Garches) qui a été, avec son équipe, à la genèse de cette aventure olfactive unique en son genre :
« L’odorat est plus lié à l’émotion que la vision et le toucher , on essaye de susciter des souvenirs que les patients ne pourraient pas atteindre d’une autre manière avec des images ou par le langage »